Des palmiers, un oued, une ville… L’oasis. Dans toute oasis, certaines images se retrouvent et, d’un bout à l’autre du Nord Sahara, se déroulent pratiquement les mêmes scènes et types. Et pourtant il n’y a pas deux oasis semblables. Non seulement le décor – montagnes, dunes ou gorges – est propre à chaque site, mais la couleur du sol, l’architecture des maisons, les souvenirs historiques, les procédés d’irrigation, les habitudes économiques, les transformations dues à l’avion, à la route, aux hydrocarbures sont des facteurs contribuant à définir pour chaque oasis une personnalité propre…. Lire la suite

Carrefour des civilisations, trait de vie dans le Sahara, l’ancienne route du Soudan occidental borde une région magnifique, la vallée de l’oued Saoura, adossée au massif du Grand Erg occidental. Cet oued, un des plus importants du pays, est alimenté par des eaux de l’Atlas saharien et du Haut-Atlas marocain. Sa description par Ibn Khaldoun remonte au XIVe siècle.
D’ici, le paysage est d’une beauté à couper le souffle, les immenses dunes jaunes – jusqu’à 600 mètres de haut – semblent autant de vagues sculptées par le vent, en attente d’un improbable océan…. LIRE LA SUITE

Traversé par le tropique du Cancer à 80 km au nord de Tamanrasset, le Hoggar (du tamachek Ahaggar) couvre une superficie d’environ 540 000 km2, soit le quart de la superficie totale de l’Algérie.
À l’est de Tamanrasset, s’élève la plate-forme de l’Atakor, paysage sidérant où champs de lave tiennent une grande place, où l’altitude est partout supérieure à 2 000 m et sur laquelle les volcans démantelés font des saillies affleurant les 3 000 m.
Son plus haut sommet, le mont Tahat au centre de l’Atakor, culmine à 2 918 mètres et domine l’Algérie.
Le plus célèbre site du Hoggar, chanté par nombre de poètes et de romanciers, est l’Assekrem, à 80 km de Tamanrasset à vol d’oiseau et facilement accessible par piste. L’Assekrem accueillit l’ermitage d’été de Charles de Foucauld, qui s’y installa en 1911.
Véritable désert de pierres, le Hoggar est essentiellement constitué de roches volcaniques.
L’érosion a façonné un étonnant paysage tout en pitons acérés. Du fait d’un climat moins extrême que le reste du Sahara, le Hoggar est un important refuge pour certaines espèces animales et végétales. D’un point de vue écologique, il peut être différencié du reste du Sahara.
Le massif du Hoggar est aussi le pays des Touaregs appelés Kel Ahaggar.
Près de la ville de Tamanrasset, dans l’oasis de Abalessa, il est possible de trouver le tombeau de Tin Hinan, une matriarche ancêtre des Touaregs du Hoggar. Selon la légende, Tin Hinan viendrait du Tafilalet, dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc.
L’immensité de ces étendues de pierres, la beauté sidérante de ce relief volcanique, avec ses éboulis de basalte et de porphyre, invitent à la contemplation mystique. A l’exemple de Charles de Foucauld, des ermites chrétiens ont longtemps vécu dans les huttes de pierres du Hoggar….LIRE LA SUITE

Le paysage de la vallée du M’Zab, créé au Xe siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l’environnement, l’architecture du M’zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C’est une source d’inspiration pour les grands maîtres, comme Ravereau, Pouillon, Boffill et les urbanistes d’aujourd’hui.
La Pentapole traditionnelle se compose des cinq premiers ksour : Al Ataf ; Bou Noura ; Ghardaïa ; Melika et Béni Ysguen, érigée entre le XIe siècle et le XIVe siècles. A cet ensemble originel, s’ajoutent à partir du XVIIe siècle deux centres importants éloignés des ksour d’origine : Guerrara et Berriane. Les ksour de la Pentapole se rejoignent par leurs extensions. Elles se déroulent le long de l’oued Ghardaïa, et d’ouest en Est…LIRE LA SUITE