Traversé par le tropique du Cancer à 80 km au nord de Tamanrasset, le Hoggar (du tamachek Ahaggar) couvre une superficie d’environ 540 000 km2, soit le quart de la superficie totale de l’Algérie.
À l’est de Tamanrasset, s’élève la plate-forme de l’Atakor, paysage sidérant où champs de lave tiennent une grande place, où l’altitude est partout supérieure à 2 000 m et sur laquelle les volcans démantelés font des saillies affleurant les 3 000 m.
Son plus haut sommet, le mont Tahat au centre de l’Atakor, culmine à 2 918 mètres et domine l’Algérie.
Le plus célèbre site du Hoggar, chanté par nombre de poètes et de romanciers, est l’Assekrem, à 80 km de Tamanrasset à vol d’oiseau et facilement accessible par piste. L’Assekrem accueillit l’ermitage d’été de Charles de Foucauld, qui s’y installa en 1911.
Véritable désert de pierres, le Hoggar est essentiellement constitué de roches volcaniques.
L’érosion a façonné un étonnant paysage tout en pitons acérés. Du fait d’un climat moins extrême que le reste du Sahara, le Hoggar est un important refuge pour certaines espèces animales et végétales. D’un point de vue écologique, il peut être différencié du reste du Sahara.
Le massif du Hoggar est aussi le pays des Touaregs appelés Kel Ahaggar.
Près de la ville de Tamanrasset, dans l’oasis de Abalessa, il est possible de trouver le tombeau de Tin Hinan, une matriarche ancêtre des Touaregs du Hoggar. Selon la légende, Tin Hinan viendrait du Tafilalet, dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc.
L’immensité de ces étendues de pierres, la beauté sidérante de ce relief volcanique, avec ses éboulis de basalte et de porphyre, invitent à la contemplation mystique. A l’exemple de Charles de Foucauld, des ermites chrétiens ont longtemps vécu dans les huttes de pierres du Hoggar.

Tamanrasset

Tamanrasset, ou « Tam » comme l’appellent les hommes du Nord, est la capitale incontestée du Hoggar. Cette ville relativement jeune profite du climat relativement tempéré que procure l’altitude, à près de 1 400 mètres. Les maisons rouges et originales, le panorama magnifique font de cette cité un endroit particulièrement attachant, qui se souvient de ses visiteurs. Le père de Foucault y laissa d’ailleurs une trace indélébile avec son Bordj, près du Musée d’arts traditionnels, riche de pièces d’artisanat magnifiques : bijoux, habits, armes et même serrurerie. Le marché de la ville est aussi très attirant avec ses boutiques en ceinture et ses vendeurs à la criée.
A quelques kilomètres se trouve une source thermale, Adriane, fort fréquentée. Tout près dans le village, qui compte de nombreux forgerons, se trouvent deux monuments funéraires singuliers. Ils abritent les sépultures du prince Moussa Ag et de sa cousine Dassine Ould Khemma, célèbres dans la mythologie locale.

Le Parc national de l’Ahaggar

Créé en 1987 et déclaré Patrimoine mondial de l’humanité, le parc recouvre 80% du massif avec ses 450 000 km2. Les paysages y sont plus éblouissants les uns que les autres. A Arak, des sources d’eau potable jaillissent dans le canyon, nourrissant une végétation qui contraste avec le paysage lunaire. A Tadjmount, une source ferrugineuse ouvre la voie à une longue parade d’éléphants, de moutons, de chiens, d’hippopotames sur fond rocheux calciné.
Le tropique du Cancer passe à In Ecker, juste devant le Tadefest noir et découpé et le surprenant Ghar El Djenoun.

Le circuit de l’Assekrem

Destination privilégiée, grand classique du tourisme saharien incontournable, la visite du plateau de l’Assekrem s’impose, vous attend depuis la nuit des temps.
Le spectacle est incomparable
au-dessus de pitons rocheux, d’aiguilles et d’arêtes tranchantes à l’infini. Ce périple qui vous mène jusqu’à l’Ermitage nécessite deux jours au moins. Deux jours de bonheur à d’abord longer l’Ilharen, laisser la source thermale de Tahabort au sud-ouest e faire une halte aux gueltas d’Imlaoulaouene. Temple d’eau au milieu d’un paysage torturé, ces cascades de 20 mètres de haut, La vue panoramique est superbe, le regard se perd à l’infini.
Au nord culmine l’imposant Tahat. C’est la dernière étape vers le refuge du Père de Foucauld.
Cet ermitage, construit en 1910, abrite une belle petite chapelle .
Ici, minéral et spirituel communient avec force, le silence est présence ;
méditation et transcendance deviennent essence.

Le Tassili n’Ajjer

Partie orientale du Massif central saharien, le Tassili n’Ajjer est un plateau gréseux en arc de cercle, de 1 500 à 1 800 m d’altitude, incliné vers le nord et l’est, qu’une vaste plaine de 500 à 800 m d’altitude, le sillon infra-tassilien, sépare du massif de l’Ahaggar. Cette partie basse est le domaine des ergs dont le plus important est l’erg d’Admer.
Des lacets étroits, appelés akba, où l’on circule au milieu d’éboulis vertigineux durant de longues heures et où, le plus souvent, seuls hommes et ânes peuvent s’aventurer, donnent accès au sommet. Les plus connus, ceux de Tafelalet et d’Aghoum, conduisent aux célèbres sites de Tamrit et Sefar pour l’un, Jabbaren pour l’autre. Au nord de Djanet, la passe de l’Assakao, moins abrupte, est accessible aux chameaux.
Au sommet, un paysage fabuleux fait de milliers de colonnes gigantesques se pressant les unes contre les autres, évoquant des châteaux, des villes en ruine, formant parfois de véritables forêts de pierres, s’offre à la vue. A la base de ces colonnes, des alvéoles ont servi d’abris aux populations préhistoriques et sont encore fréquemment utilisées.
Leurs parois sont volontiers couvertes de peintures évoquant des populations qui s’y sont succédé durant plus de 10 000 ans.
Ses formations géologiques, son art rupestre, par leur richesse, leur diversité ont valu au Tassili N’Ajjer une inscription sur la liste des sites du Patrimoine mondial en 1982.
Mais au-delà de son incommensurable richesse archéologique, le Tassili mérite d’être découvert autrement parce qu’il a le mérite d’être tous les déserts à la fois. Du Tassili minéral à la fantastique Tadrart, de l’erg Admer aux belles dunes à l’oued Djerat dans lequel ont été observées les premières peintures, votre passage dans cette région vous transformera à vie.

Djanet Avec ses trois ksour et quartiers suspendus au dessus de l’oued Idjeriou (la mer), Djanet est une oasis pleine de charme, dotée d’une belle palmeraie.
Mais Djanet est surtout la halte salutaire avant la montée au Tassili. Cette ascension magnifique par les sentiers abrupts – les pistes carrossables s’arrêtent au pied du plateau – et pleins de mystères vous enchantera. Les circuits sont multiples et vous permettent de traverser le plateau à pied à travers le collier de stations rupestres de Tamrit, In Itinen, Sefar, Tin Tazarift, Jabbaren, In Aouanret.
Vous serez stupéfait par le mystère et la grâce qui émanent de ces peintures. Fresques de scènes de chasse de l’époque dite « bovidienne » (6emillénaire), antilopes chevalines à Tamrit ; dieux peints « Têtes rondes » aux côtés d’éléphants et « Jolies femmes sur des boeufs luxueusement harnachés », selon la description de Lhote à In Itinen ; « Dieu aux orantes » de 3 mètres de haut dissimulé au regard, dans les profondeurs des gorges menant à Sefar ; archer et femme couchée de la période bovidienne à Tin Tazarift ; personnages à cornes dansant et grand dieu martien à Jabbaren ou encore Dame blanche de In Ouanrhat, peinte dans des ocres particuliers. Tant de mondes s’offrent à vous dans le Tassili, gigantesque musée à ciel ouvert !

La Tadrat Dans un fabuleux dédale de dunes jaune orangé et de rochers aux délicates formes ciselées par l’érosion et facilement identifiables, cette région s’étend au sud de Djanet, avant la frontière avec le Niger. Le circuit débute par le défilé d’Imaharten (gravures rupestres), une fente naturelle dans le Tassili, avant la porte du canyon de In Djaren, puis les fabuleuses arches de Tamezguida, si souvent photographiées. Puis vient le labyrinthe de dunes orangées et de cheminée de fée de Moul’Aga, puisTin Merzouga